Le 23 octobre 2013 – Il est 18h04 lorsque les faits ont lieu. Bernard, le pittoresque et joyeux patron du bar « Chez Ivan » ouvre comme à son habitude son établissement. Ce moment est d’habitude signe d’un début de soirée prometteur en animation et rigolade.

Cependant ce jour-là rien ne va se passer comme prévu.

Des témoins sous le choc

Selon les témoignages des badauds, un homme visiblement pas de la région, entre dans le bar et commande une bière. Le patron s’exécute et pose sur le comptoir une bière fraîche. C’est à ce moment que le client serait devenu « rouge » d’après Paulo, un des piliers du bar :

« C’était dingue, le mec s’est mis à hurler lorsque le patron lui a demandé de régler 2.40 € pour le demi. Il s’est mis à renverser les chaises et à crier [NDLR: qu’il ne trouvait pas ça drôle], je pense qu’il parlait du prix, pourtant c’est pas cher ici *hips*.

Intervention des forces de l’ordre

La police est intervenue aux alentours de 18h45, retard dû à certains problèmes techniques survenus lors du transfert d’appel de détresse. Cependant, des rumeurs circulent sur le fait que les gardiens de la paix auraient mis du temps à intervenir car ils ne souhaitaient pas rater l’émission, de nos confrères de France 3, « Questions pour un Champion ».

Après seulement deux heures de garde à vue, le suspect avoue : « Je ne suis pas d’ici. Je suis un parisien et je pensais que le patron se moquait de moi quand il m’a annoncé le prix ridicule de sa bière. J’ai beau eu lui dire qu’à Paris ça ne se faisait pas, il a insisté et a eu un regard noir en me disant que c’était un tarif limougeaud […] Je me suis senti blessé dans ma fierté et je me suis emporté… Je ne reviendrai plus jamais à Limoges. »

L’incompréhension

La rédaction a recueilli le témoignage du patron de « Chez Ivan » le lendemain des faits :

« Je n’ai pas trop compris, j’ai cru qu’il gesticulait à cause de la musique, j’avais passé « Les Sardines » de mon ami du rugby Patoche […] C’est toujours la pampa quand je passe cette chanson sur le Jukebox » nous raconte Bernard d’une voix tremblante, encore choqué par l’agression subie la veille.

Malgré cet événement tragique, tout se termine bien pour Bernard (et son bar) qui a retrouvé sa jovialité et su rebondir malgré tout.
Aujourd’hui, il  parle de cette mésaventure avec humour et propose même une nouvelle carte avec des tarifs « Parisiens » pour éviter d’autres désagréments.

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