Paris — Clément, un limougeaud de passage à la capitale a vécu une mésaventure inhabituelle. Souhaitant évacuer sa honte, il se confie à la rédaction du Fopulaire.

Une histoire de paris.

Paris, vendredi 17 janvier, il est 18h00 quand Clément rejoint des amis dans un bar parisien. La soirée s’annonce bonne, cela faisait plusieurs semaines qu’ils ne s’étaient pas vus et compte bien rattraper le temps. « C’est la tradition du début d’année, on habite tous dans des régions différentes, mais on est tous originaires de Limoges. On organise des retrouvailles après les fêtes, et cette année c’était chez François à Paris. Le but de ce week-end est de profiter, et on peut dire qu’il avait vu les choses en grand, mais ça ne s’est pas exactement passer comme prévu . » nous explique Clément.
En effet, le groupe de joyeux lurons devait par la suite se rendre dans un strip club réputé de la capitale. Mais au lieu de çà, l’un d’entre eux, en consultant son actualité sur le réseau social Twitter, est tombé sur un article d’un nos confrères.

« Paul nous a montré l’article, on était fou, Limoges c’est notre ville, on l’aime et on ne laissera jamais personne en parler de la sorte » poursuit Clément. « Nous commencions à être chauds, et on a eu cette idée de se rendre au théâtre pour y mettre de l’ambiance, et montrer à M.Giraud que les limougeauds vont aussi au théâtre ». 

 

Un hymne pour l’amour de Limoges.

« En chemin, on a réfléchi à détourner les paroles d’une des chansons que les Eagles et les UG reprennent dans les tribunes de Beaublanc ». Les 5 amis, fidèles supporters du Limoges CSP connaissent en effet par cœur les différents refrains des supporters du club. 

Malheureusement pour nos 5 popstars en herbe d’un soir, la billetterie du théâtre était fermée à leur arrivée. Ils se sont donc mis à la recherche d’un revendeur en criant dans la rue. Par chance, l’un d’entre eux les entendit et leur proposa d’acheter les précieux billets.

« Il lui en restait une pleine poche, le revendeur était fou, ils nous a dit que c’était une très mauvaise opération de sa part d’avoir misé sur ce spectacle parce que personne ne voulait aller le voir. On a même eu une réduction sur les 5 billets, on a ainsi pu se payer une bière chacun »  nous raconte Clément en souriant.

Confortablement installés, ils burent leur bière en profitant du cadre magnifique qu’offre le théâtre. Leur chant était rodé, il ne restait plus qu’à trouver une opportunité pour se faire entendre. Profitant d’un trou de mémoire de M.Giraud, les 5 limougeauds ont bondi de leur siège et se sont placés aux extrémités de la rangée sur laquelle ils étaient et se sont mis à chanter leur amour pour Limoges dont voici les paroles (exclu Fopulaire) :

« Limooooges, ma ville ! je t’aime !  je porte ton emblème ! tes couleurs dans mon cœur !  et quand vient le week-end ! au théâtre ! Limoges, je chante pour ta gloire! Allezz  Limoogees ! hoo hoooo hoooo hooo hoooohoooo!  »

 

Interdit à vie de voir une pièce de Roland Giraud.

« La sécurité est intervenue rapidement pour nous calmer, on a pu reprendre le chant que 5 fois, mais c’était tellement dingue, y’a même une personne qui nous a applaudi » nous raconte Clément. Plutôt que de se faire virer, la sécurité les a amené dans la loge personnelle de M.Giraud qui a souhaité les rencontrer après le spectacle.
Nous ne savons pas ce qu’il s’est dit lors de leur entretien si ce n’est qu’ils sont interdits à vie de voir une pièce de M.Giraud ou de son épouse. Clément nous a tout de même confié qu’ils s’étaient permis de lui répondre « Et vous, vous êtes interdits de représentation à Limoges, j’espère que nous ne vous verrons jamais chez nous ».

 

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