« Aucun trouble psychique particulier, aucun signe d’agoraphobie détecté et vous n’êtes pas autiste non plus». C’est le diagnostic rendu après plusieurs séances par l’une des psychologues d’ESQUIROL à Justine, une étudiante limougeaude en 5e année d’histoire, encouragée à « aller consulter » depuis son adolescence par ses amis inquiets.

Une limougeaude « presque » normale

Justine est tout ce qu’il y a de plus normal : elle mange à table, elle dort 8h par nuit, elle fait des études à l’université, elle a eu des relations amoureuses, elle sort le week-end, elle boit, elle fait la fête et elle répond au téléphone.

Et pourtant, Justine intrigue, Justine préoccupe, car Justine n’est pas comme la normalité l’entend. Justine tracasse à tel point qu’au début de l’année, elle a été poussée par ses amis à suivre quelques séances de thérapie pour déceler le sujet de leur anxiété profonde.

Limoges, la future ville de Gossip Girl ?

Si Justine soulève autant l’inquiétude de son entourage depuis plusieurs années, c’est qu’elle écchappe à la conformité de la masse bêlante de brebis cancanières qui sévit inexorablement dans la Capitale de la Porcelaine. Inconcevable. « C’est vrai, je me contrefous des ragots et des potins. Les histoires de couples d’untel et le tour de taille de machine ne m’intéressent pas, de même que l’impuissance de mon voisin de palier me passe par-dessus la tête, et alors ? J’ai l’air malheureuse ? » Nous a-t-elle confié lors de notre rencontre matinale alors qu’en effet, elle semblait épanouie et plutôt en bonne santé.

Détonnant, non ? Dans une ville où le moindre pet de travers fait écho dans toutes les rues, Justine surprend par sa singularité et sa capacité à s’occuper différemment « Je fais du sport, je lis beaucoup. Je m’instruis, je voyage, je vais au cinéma, je fais des visites, et tout ça en n’ayant que faire du qu’en-dira-t-on » se targue-t-elle en esquissant un rictus de satisfaction.

De fait, les commérages incessants, les cancans en terrasse ou au téléphone, molletonnés dans le coton mou de l’ennui et de l’insignifiance, très peu pour elle. Justine occupe son temps libre à des activités qu’elle considère plus ludiques, nous ne jugerons pas ses considérations mais peut-on, après mûre réflexion, l’incriminer pour son anticonformisme ?

1 commentaire

LAISSER UN COMMENTAIRE