C’est la tradition. Tous les ans à la même période, chaque centre commercial, chaque grande surface accouche de son petit Père Noël déguisé dans la galerie de son établissement. Après des heures et des heures interminables à faire leurs emplettes, les valeureux parents y amènent leur(s) enfant(s) pour une photo souvenir qui viendra compléter l’album familial.

C’est ainsi que Maxime Dahon, 8 ans, a révélé un véritable scoop au Centre Saint-Martial. Alors qu’il était agenouillé sur le Père Noël camouflé de l’avenue Garibaldi pour la photo traditionnelle, d’un mouvement aussi éclair que soudain, il s’est subitement retourné et a prestement arraché la barbe factice de l’homme déguisé.

« Max » a alors fait état d’une des scènes les plus irrationnelles auxquelles les limougeauds ont assisté ces dernières décennies. En personne, dissimulé sous l’accoutrement mystique de la coqueluche des enfants, il n’était autre que l’ancien Maire de Limoges (1990-2014) et député à plusieurs reprises, Alain Rodet.
Stupéfaction immédiatement poussée à son comble dans le centre commercial, et c’est peu dire « qu’est-ce qu’il fait sous ce déguisement ?!?! » se sont demandés, estomaqués, les spectateurs du tableau exposé à leur raillerie. « Les bras m’en tombent, littéralement » se gaussera une salariée de la boulangerie du rez-de-chaussée.

Désireux de redorer son image au sein de son propre parti, Alain Rodet a tenu à respecter son dernier engagement vis-à-vis des siens. « A la veille des élections, j’avais dit que si je perdais mon fauteuil, je rattraperais les heures que je devais à la Marie en faisant le Père Noël au Centre Saint-Martial » confira-t-il aux parents de l’enfant à l’origine de cette révélation burlesque.

Depuis qu’il a été démasqué, le maire sortant ne lésine plus sur les poses à visage découvert (comme en témoigne notre photo) et avoue désormais prendre tout ça avec beaucoup d’humour « j’étais tellement convaincu d’être réelu que j’avais lancé l’idée de ce pari saugrenu en étant persuadé de ne pas avoir à l’honorer. Mais finalement, ça m’amuse beaucoup » Un pied de nez à ses détracteurs qui ressassent incessamment que l’ancien Maître de conférences à l’IUT de Limoges ne respecte pas toujours ses engagements.

« Une parole c’est une parole » tweeté sur son compte officiel ce matin avec le nom de son parti en hashtag, à n’en pas douter Alain Rodet a le sens de l’autodérision. De quoi ravir les limougeauds qui pourront amener, jusqu’à la fin des fêtes, leur descendance aux pieds d’une personnalité éminente de notre cher Limousin pour immortaliser une scène qui fera encore parler d’elle dans 50 ans.

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