Selon une Enquête TNS-So’Press-Le Fopulaire, au moins 100% de la classe politique locale considère devoir faire passer ses intérêts personnels avant l’intérêt général. De quoi rassurer les Limougeauds, trop souvent complexés de ne pas se sentir traités comme tous les autres français.

Enquête:
Nous avons interrogé un échantillon de la classe aux affaires limougeaude selon 10 questions choisies par trois spécialistes, psychiatres et analystes, ayant déclaré sur l’honneur être indépendant.

Les premières analyses font d’abord apparaître une belle unanimité des élus, toutes sensibilités confondues. Ainsi à la question, « si vous deviez choisir entre votre intérêt personnel, et le bien commun, que choisiriez-vous ? », 87% des responsables ont répondu « le mien, sans hésiter »Plus surprenant encore, l’étude démontre que la logique des personnes interrogées fonctionne par cercles concentriques. Ainsi, leur approche du fait politique est elle liée à leur degré d’intimité avec les personnes concernées par les enjeux locaux.

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Pour Jean-Christophe Cul-Noir, chef du département sociologie et comportement de l’Institut National d’Observation de l’Animal Politique, ce résultat n’a rien d’étonnant. Il explique, «  Pour la communauté scientifique, le résultat de cette enquête est tout à fait en phase avec le comportement traditionnel du politicien. Dans son milieu naturel, il commence par assurer sa subsistance personnelle. Et lorsque ses besoins sont couverts dans les proportions que son métabolisme juge suffisant, alors seulement il distribue ses bienfaits selon une logique de cercles concentriques liée à son degré d’intimité et / ou de parenté avec les individus concernés. »

« Je suis pour la LGV, mais… »

Une explication qui entre parfaitement en résonance avec ce commentaire de l’un des participants de l’enquête : « Moi, par exemple, je n’ai rien contre le TGV. Il me serait bien utile quand je vais manger aux Champs Elysée avec mes copains. Mais quand j’ai appris que le projet de ligne à grande vitesse passait en plein milieu du jardin d’un proche, mon sang n’a fait qu’un tour, je m’y suis opposé. »
Interrogé le même jour, un de ses rivaux politiques abonde en ce sens « Bien sûr, à la maison, il y a à manger dans le frigo, mais depuis que j’ai été élu, j’ai toujours trouvé ça cool d’en faire profiter mes copains en les invitant aux buffets payés avec les impôts. »

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« Un pour tous, tous pourris »

Un autre de ses homologues, pourtant d’un bord différent lui aussi, témoigne. « Je pense quand même que ça dépend du nombre de copains qu’on a. Par exemple, moi, j’en ai plein, et je les aime beaucoup. Alors du coup, je suis parfois obligé de privilégier untel plutôt qu’un autre pour qu’ils continuent de tous m’aimer. Ça peut devenir embarrassant. ».

Des révélations qui sonnent finalement comme des lieux communs dans le décor politique français, mais une étude qui aura provoqué l’enchantement général des Limougeauds souvent complexés et qui se sentent enfin traités comme tout un chacun.

« On se sentait lésés »

Anaïs, étudiante en pharmacie explique « y’en a trop marre, les gens dans les grandes villes, ils nous prennent trop pour des bouseux. Alors que finalement, ce genre d’étude montre qu’on est logés à la même enseigne que tout le monde. »
Antoine, expert comptable, apprécie mais tempère l’enthousiasme. « J’admets que c’est une étude rassurante, et ça veux dire que finalement il y a une certaine harmonie et une vraie cohérence dans la politique locale et ce, en dehors de toute logique de partis. Néanmoins, je serai définitivement convaincu sur le fait qu’on a la même classe politique que tout le monde quand on aura notre scandale Lewinsky ou un LimogesGate. »

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