Conséquence des « voitures ventouses » – elles corollaire du stationnement gratuit le week-end – patience et abnégation sont désormais les mots d’ordre pour trouver une place, les samedis, dans le centre-ville de Limoges.

Enquête:
Vingt minutes pour les plus chanceux, sinon une heure, voire deux, et même plus les samedis où il y a des animations, nous avons enquêté pour chiffrer pré-ci-sé-ment le calvaire enduré par les automobilistes pour dénicher une place de stationnement dans la cité de la porcelaine.

8% des automobilistes consomment la totalité de leur réservoir d’essence à chercher une place

Pour ce faire, les membres de la rédaction de Fopulaire ont, en premier lieu, interrogé directement une centaine de quidams venus faire leurs emplettes, en centre-ville, samedi dernier.
Dans un second temps, pour nous assurer de l’authenticité des données rapportées, nous avons suivi, anonymement et à vélo, chronomètre en main, des automobilistes s’immisçant dans la rue Jean Jaurès jusqu’à leur sortie du véhicule.

enquete-parking-limoges-difficile

• À la première étape, le questionnaire, les résultats sont éloquents. En effet, deux tiers des personnes interrogées avaient mis « entre 1h et 2h » pour garer leur véhicule ; 13% des sondés ont coché la case « 2h et plus » ; et enfin, 8 personnes relataient avoir été contraintes de refaire le plein d’essence « a force de tourner en rond ».
Pour 88% de l’échantillon interrogé donc, il aura fallu au minimum 1h, samedi dernier, pour trouver une place vacante dans les rues de Limoges.  

Quant au résidu, 11% des sondés se situaient dans la tranche « moins de 60 minutes » et une personne une seule, par la grâce de Dieu (sic), s’étaient garée en moins de 5 minutes devant Gay-Lussac.

« Parfois, le vendredi soir,  je prends une chambre d’hôtel place de la Ré pour être tranquille le samedi »

automobiliste-colere-parking-limoges

• En dépit des crampes qui auront eu raison d’un de nos rédacteurs, les 3 autres membres de l’équipe ont ensuite usé de leurs mollets pendant respectivement 1h17, 2h28 et 2h01 pour la seconde étape de l’enquête qui, de fait, n’a fait que corroborer les résultats du questionnaire.

Ainsi, une fois les données des deux étapes recensées et diagnostiquées, notre enquête a fait apparaître un constat sans équivoque: avec un temps moyen d’1h47 sur l’échantillon questionné, se garer en centre-ville les samedis est devenu une activité chronophage et anxiogène pour les Limougeauds.
Si certains autochtones arrivent cependant à « prendre leur mal en patience » ; à contrario, ils sont de plus en plus nombreux à « en avoir plein les bottes » et « ras-le-bol » de devoir quitter leur domicile à 9h pour un simple rendez-vous chez le coiffeur à 11h30.

LAISSER UN COMMENTAIRE