On le sait, oui, on le sait, et si tant est qu’on l’ait oublié, cette nouvelle fulgurance vient nous le rappeler: le Limousin regorge de talent et d’ingéniosité. 
La tasse à café pour les gauchers, ou comment remédier aux difficultés de cette frange longtemps oubliée par ses semblables.
Ce trait d’esprit, il est l’oeuvre d’un Limougeaud de 22 ans, Frédéric, étudiant à l’Ecole de Céramique de Limoges (ENSCI), dans le cadre de son projet tuteuré de fin d’études.

« On a tous un génie en nous, simplement il ne faut pas demander à un poisson de grimper dans un arbre » @Einstein

Pendant longtemps, Frédéric faisait donc partie de « ces génies qui s’ignorent », comme beaucoup, jusqu’au jour où, lors d’un bras de fer chinois alcoolisé, il s’est fracturé le poignet droit. « J’ai été plâtré pendant trois semaines et, rapidement, j’ai pu m’apercevoir du calvaire vécu par les gauchers, nous a-t-il confié par téléphone. Mais en fait, c’est dès ma sortie de l’hôpital que le déclic a eu lieu. Je suis allé boire un café chez Michard avec mes amis, pour conter ma mésaventure, et c’est au moment de porter la tasse à ma bouche que ça a fait tilte ! Je l’ai pensée ! Comme Archimède dans sa baignoire !»

Testé et approuvé par Jamel Debouzze

Une fois rétabli, le jeune étudiant a donc pris un crayon et un papier pour esquisser un premier croquis et le présenter à son professeur référent. « Je me doutais que l’idée allait lui plaire, mais je n’imaginais pas qu’il voudrait que je dépose un brevet ».
Pour son entourage, ce fut toute sauf une surprise, comme le rapporte Clarisse, sa petite amie: « Ça n’a rien d’étonnant, on sait tous ce dont Fred est capable. C’est un créateur-né. »

Le concours Lépine en ligne de mire

tasse café gaucher limogesResté cependant à confectionner la tasse et à la tester auprès de gauchers.
Ce qui a été fait illico-presto. Le lendemain, la première tasse pour les gauchers sortait du four céramique et était fin prête à être testée, avant une éventuelle diffusion dans le commerce.
Sans surprise, l’idée a fait consensus, les étudiants étaient unanimes « Génial ! », « Enfin ! », ou encore « Quel génie ! » pouvait-on entendre dans le laboratoire de l’ENSCI.
Un de ses camarades de classe ne mâche pas ses mots: « On ne s’imagine pas encore, mais sa création va changer la vie de tous les gauchers. J’avais arrêté de boire du café car j’en avais marre de devoir me contorsionner pour saisir les tasses standards. C’était vraiment pas commode, et ridiculisant. »

Une création qui devrait en ravir plus d’un, à n’en pas douter.

LAISSER UN COMMENTAIRE