témoins jéhovah limogesIls quadrillent le centre-ville de Limoges. Partout, on les retrouve au coin des rues, devant les cafés-commerces, ou encore place de la Motte le samedi après-midi. Les témoins de Jéhovah sont omniprésents à Limoges.
Avec des procédés de vendeurs à la sauvette, ils aguichent sans vergogne, ils alpaguent, ils apostrophent les passants, dans le vain espoir de rallier à leur cause les plus indécis.

Eux censés faire preuve de probité, ils ne cessent les entreprises d’enrôlement au culte sectaire – bien qu’elles soient réprouvées par la morale républicaine. Et si par chance vous arrivez à passer au travers des mailles du filet, ils viennent frapper à votre porte pour vous démarcher.

Les rues de Limoges ne sont plus sûres

Dérangeants, impolis, ingrats, les Limougeauds commencent à en avoir « ras la casquette » de devoir composer avec ces individus « (beaucoup) trop entreprenants » et « sans retenue », comme le relate une commerçante du centre-ville: « Je les vois faire de ma boutique, n’ayons pas peur des mots, ils sont sans gêne. Le premier quidam qui se trouve dans un périmètre de 20 mètres, ils se ruent à 3 dessus. Et là, c’est parti… »

Pour l’un d’entre eux, qui a eu le tort de se trouver dans leur zone de chalandise, c’est tout bonnement « indécent, vil et vomitif » comme façon de faire ». De véritables sangsues selon lui, dont il est très dur de s’en défaire, avant d’ajouter « chacun a sa liberté de pensée et de foi, je trouve insupportable que des individus viennent aux gens, comme ça, qui plus est dans la rue, pour tenter de nous convaincre sur quoi que ce soit ». 

« On pense, donc tu suis »

témoins jéhovah limogesUn prosélytisme de bas-étage donc, qui enfreint les codes déontologiques de la République, et dont les conséquences commencent à se faire ressentir sur le dynamisme du centre-ville et la pérennité des commerces.
Pour le président de L’association des commerçants, une relation de cause à effet s’est effectivement établie: « Les Limougeauds ont de plus en plus de mal avec eux. Désormais, leur simple présence inopportune rebute les autochtones à monter en ville. Ils préfèrent faire leurs emplettes sur internet, ou au Family Village, que de croiser leur chemin. C’est dire. »
Il en appelle donc à des mesures fortes et rapides de la Municipalité, par le biais « d’un arrêté anti-Témoins de Jéhovah, par exemple », avant que le centre-ville ne soit « totalement gangrené ». 

Vers un arrêté anti-Témoins de Jéhovah ?

Du côté des principaux intéressés, on avoue ne pas comprendre « la cabale à leur encontre ». Eux qui assurent être dans la légalité et faire preuve d’éthique dans leur démarche, c’est ni plus ni moins qu’un « flot de calomnies qui confine au bashing ».
« On est dans notre droit. On nous reproche quoi ? D’essayer d’apporter la lumière aux gens ? C’est assez cocasse. »
se gausse un Témoin de Jéhovah interrogé en pleine manœuvre devant la Mie Câline.
Quant à l’analogie aux méthodes de racolage des prostitués, il réfute en bloc: « c’est totalement différent. Nous, on aborde juste des passants pour les persuader, les séduire. Ça n’a rien à voir. »

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