vincent gérard fn limogesDésinformation. Finalement, la propagande aura bien œuvré. On nous l’avait présenté revêche et acariâtre, en colère voire belliqueux, dogmatique et convaincu, creux ; on a fait la découverte d’un nounours affable, séduisant et molletonné, passionné et d’une grande instruction, qui suinte la joie de vivre et prône sans cesse des valeurs humanistes.
« Ouverture d’esprit » et « amour de ses semblables » comme leitmotivs, de quoi tordre le cou aux idées reçues et aux campagnes de diffamation dont il est la cible. 

Une image faussée, ternie par les cabales de la PQR

Vincent Gérard, c’est la tête de liste du Front National en Haute-Vienne. Lundi, il nous a ouvert les portes de sa demeure pour un entretien introspectif à quelques jours de la fête de la musique.
Mélomane plus que quiconque, il nous a listé pendant 2 heures son inventaire musical – à la fois surprenant par sa diversité, mais surtout riche et exhaustif, et très contradictoire avec l’image qu’il véhicule.

« Comme tout le monde, je me suis déhanché sous ma douche sur « Baby one more time » » a-t-il avoué sans complexe. Son chihuahua « Blondy » trônant sur son épaule droite, il reproduisit même quelques passages de la chorégraphie au milieu de son séjour. Surprenant.

La nostalgie du temps passé

Un tantinet mélancolique de l’apogée du rap des années 90 malgré « des tournures un peu trop alambiquées pour moi », c’est surtout l’évocation du début des années 2000 qui aura semé un brin de vague à l’âme au cours de notre entretien : « Will Denzey, Billy Crawford, Alizée, ça c’était du bon son, lâcha Vincent Gérard. Malheureusement, cette époque est désormais révolue, seuls les souvenirs restent, comme ceux des bals musettes où j’invitais ma galante à valser sur « Le mur du son ». Ha, le bon vieux temps… »

Yéyé, Jazz, Reggae, en passant par le voltigeur Mike Brant et les génériques de film « j’adore celui de King Kong », la tête pensante du FN en Haute-Vienne aime tout en matière de musique, vraiment tout.
Ou presque. Car aussi étonnant soit-il, Vincent Gérard a cependant concédé ne pas être partisan des Trenet, Reggiani, Barbara, et autre Brel, dont il résume les chansons à : « des logorrhées diarrhéiques de cuistres qui s’écoutent chanter ».

« Wagner est intemporel, il aura encore des groupies dans 3 siècles »

vincent gérard fn limogesM’enfin, ça n’enlève en rien l’éclectisme du bonhomme, qui n’avait pas encore fini de nous surprendre.
Alors qu’on s’apprêtait à plier bagages, Vincent Gérard nous a fait l’aveux d’une passion aussi insoupçonnée que paroxysmique pour l’Opéra et un compositeur en particulier.
« J’admire Verdi, nous a-t-il révélé, j’adule Ravel, poursuivit-il. Mais s’il y en a un par-dessus tout qui m’hérisse les poils quand je l’entends, qui me donne des frissons et me fait frémir, qui m’emporte, me désinhibe et me transcende, c’est Richard Wagner. Lui, c’est mon dieu ; et son oeuvre, ma bible. »
Avant de poursuivre sur le même ton : « En fait, c’est congénital. J’ai été bercé par mes parents sur Wagner. Il coule depuis dans mes veines. »
Et de conclure cette entrevue qui aura dévoilée les dessous ignorés d’un personnage attachant : « Si un jour je prends la Mairie, j’imposerai l’apprentissage de son oeuvre dans toutes les écoles élémentaires de la ville. Et qu’il soit joué devant les parents aux fêtes de fin d’année.  »

A la fois philanthrope, érudit et avec un vrai programme politique, qu’on se le dise, on nous avait bien menti au sujet de Vincent Gérard.

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