Les fouilles ont repris place de Rép et une incroyable relique provoque l’émoi des scientifiques. En effet, la découverte fortuite d’un compact disc de Mylène Farmer, figure majeure du panthéon gay, près du tombeau de Saint-Maritial, remet en cause tout ce que l’on croyait établit au sujet du fameux Saint Limougeaud. Saint Martial était-il une icône gay ? La datation de l’objet devrait permettre d’en savoir plus.

Une découverte due à un touriste !

« Je faisais du tourisme à Limoges et on m’a recommandé de visiter la crypte Saint-Martial. Je n’étais pas emballé, car j’ai peur dans le noir… »  explique Thomas.
« Un objet brillant a attiré mon attention, sous le sarcophage du Saint-Martial. Je sais qu’on n’a pas vraiment le droit mais étant curieux j’ai enjambé le cordon pour voir ça de plus prêt. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert un compact disc de Mylène Farmer ! »  

Lui-même étonné, Thomas confesse, «  ça aurait été des bijoux, je les aurais mis dans ma poche et hop, ni-vu-ni-connu. Mais un compact disc, ça n’a qu’une valeur  archéologique, je l’ai donc remis aux archéologues. »

« Souvent, c’est par le concours désintéressé d’un anonyme que se font les plus belles trouvailles ! Savez-vous que la tombe de Toutankhamon a été découverte parce qu’un ouvrier a eu envie de faire pipi ? » note Antoine, chef de la fouille.
« Même s’il faut se montrer prudent tant que nous n’avons pas les résultats des datations au carbone 14, cette découverte pourrait remettre en perspective notre connaissance. La présence de musique disco et dance crypto-gay près de ce tombeau doit nous interroger. En effet, des recherches récentes ont prouvé que Mylène Farmer est une sainte pour la communauté gay. Toutes les pistes sont ouvertes. »

La science progresse

Cette étonnante trouvaille vient compléter le panel des récentes découvertes concernant l’histoire locale. En effet, la campagne de fouille menée l’été dernier avait déjà prouvé avec certitude que la crypte Saint-Martial et le Centre Saint-Martial n’avaient pas été construits en même temps.
« 
Nous avions depuis longtemps de sérieux doutes, mais désormais nous pouvons affirmer que les deux temples, celui des chrétiens et celui des shopeurs, n’ont pas été bâtis à la même époque, ni aux mêmes fins car ils concernent deux cultes différents. Ce qui prouve néanmoins que Saint Martial jouissait d’une popularité exceptionnelle qui a su séduire plusieurs courants religieux » affirme Antoine.

Dernière découverte que l’on doit à cette équipe de fins limiers : la certitude que Sainte Valérie, convertie par Saint Martial, ne peut pas s’être relevée et avoir marché après sa décapitation.
En effet, détaille l’archéologue, « nous avons fait appel à une équipe de spécialistes, ils sont formels, contrairement à ce que raconte l’histoire, Sainte Valérie n’a pas pu se relever après sa décapitation. Selon eux une fois qu’une tête est désolidarisée du cou, c’est pour ainsi dire, impossible. »

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