moulin rabaud limoges neurochirurgieDeux ans d’études après le Brevet des collèges, et les nouveaux diplômés pourront opérer d’une hernie discale, soigner une tumeur au cerveau, ou encore traiter la maladie de Parkinson.

Une formation accélérée, qui va droit à l’essentiel

C’est là tout l’intérêt de cette formation qui ouvrira ses portes au CFA (Centre de Formation et d’Apprentissage) du Moulin Rabaud, à la rentrée. « On a supprimé toutes les matières superflues, ça nous a permis de réduire considérablement la durée du cursus » se targue Luc Johann, Recteur de l’Académie de Limoges.

C’en sera donc fini des 11 années post-bac interminables à ingurgiter des pavés de théorie. A compter du mois de Septembre, la première promotion du CAP Neurochirurgie verra le jour et accouchera, en 2017, d’une trentaine de neurochirurgiens fraîchement diplômés et prêts à exercer.

Un tronc commun avec le CAP Boucher-Charcutier

« Pour manier un scalpel et retirer des métastases, il n’y a pas besoin d’avoir fait 11 ans d’études » argue le directeur du CHU, Hamid Siahmed. « C’est avant tout un exercice de minutie ».
« C’est exact, abonde l’un de ses adjoints. Il suffit seulement d’avoir une bonne vue, de ne pas être trop maladroit, et de savoir reconnaître les organes du corps humains. Un bon élève de 3ème en SVT est tout à fait apte ». 

chu limoges neurochirurgiePour le CHU de Limoges, qui va faire peau neuve en investissant près de 500M€ d’ici 2025, l’ouverture du CAP Neurochirurgie en alternance s’apparente comme une véritable aubaine : « Comme tout le monde le sait, on doit pallier un manque de personnel dans nos locaux, les blocs opératoires manquent cruellement de praticiens depuis plusieurs années, cette formation va donc nous permettre de renflouer les effectifs et nous faciliter la tâche » ajoute Hamid Siahmed, qui félicita à maintes reprises la clairvoyance de Luc Johann.

La possibilité d’être neurochirurgien à 18 ans

Une semaine sur les bancs de l’école, trois à s’exercer sur le terrain, le Serment d’Hippocrate à l’issue des deux années, les dossiers de candidature affluent sur le bureau du Recteur de l’Académie: « On se rend compte qu’on a vu juste, qu’on a tapé dans le mille. Preuve en est, la demande est colossale, se gargarise-t-il. On reçoit des candidatures de toute la France, et même de l’étranger ».

Avec le très réputé Centre de Droit et de Sport, Limoges est désormais en passe d’ouvrir une seconde formation unique dans l’hexagone.
Un atout de poids qui lui confère un statut élitiste dans ce domaine et lui assure une certaine légitimité à l’heure du regroupement des régions Limousin, Aquitaine et Poitou-Charente.


Crédit image : France 3 Limousin

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