saint pardoux police des placesC’est un véritable bond en arrière qui vient d’être fait. Le « dress code des plages », en vogue jusqu’au milieu des années 60 et la révolution sexuelle, va faire son retour sur les plages du Limousin.

La nostalgie de la Belle Époque 

« On avait besoin de retourner à certaines valeurs, argue Gérard Vandenbroucke. Dans un monde où tout fout le camp, où tout se perd, il était nécessaire de ramener un minimum de décence dans les lieux publics. »

En cause, des tenues jugées « trop ostentatoires » et « limite aguichantes » qui, selon ses dires, « incitent aux dérapages ».
A compter du week-end prochain donc, des agents municipaux arpenterons chaque plan d’eau de la région pour veiller au bon respect de cette disposition. « On est encore entrain de réfléchir au seuil de tolérance, ajoute le président du Conseil Géréral, mais on va statuer dans la journée. Il devrait être de 15 centimètres. »

« Elles prêtent à la tentation » 

15 centimètres, vous l’aurez compris, c’est le maximum apparent, au dessus des genoux, que les filles devront respecter sous peine d’une amende. « Evidemment, elles s’exposent à une sanction financière sinon, se gausse-t-il. Et même à l’exclusion du plan d’eau, pour tout vous dire. »

Conscient de jeter un pavé dans la marre, le successeur de Jean-Paul Denanot assume cependant son initiative bien que, manifestement, « un peu réactionnaire » et « légèrement discriminatoire »: « Les garçons, eux, pourront encore se baigner en borat si ça leur chante ».

Cette ignominie, aux relents amers d’une époque non-regrettée, n’aura évidemment pas tardé à provoquer une déferlante d’indignations, de protestations, parfois même d’injures, sur les réseaux sociaux et dans les journaux régionaux.

Les Femen s’emparent de l’affaire

limousin saint pardoux police des plages« Bienvenue 100 ans en arrière » titrait hier matin Le Populaire du Centre ; « Le Limousin se couvre de honte » affichait, quant à lui, l’Echo du Centre.

Une cohésion totale dans la région qui aura fini par remonter jusqu’à la capitale et réveiller les Femen de leur sieste estivale. « On va faire une opération coup de poing dans les jours à venir », prévient l’une d’entre ellesEt d’haranguer: « Limousins, on arrive ! »
On sait parfois leur mode opératoire un peu excentrique, mais nul doute que leur soutien salvateur sera accueilli en grande pompe dans la région. « On va cibler la Cathédrale de Limoges, la Mairie et le Conseil Régional, comme à notre habitude. C’est, malheureusement, le seul moyen pour se faire entendre ».

Il faudra bien ça.

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