C’est un bien curieux sport qui est en train d’émerger dans notre région. Popularisé en 2014 outre-rhin par un certain Alex Siegfried, la commune d’Ambazac accueille depuis quelques jours, le premier club de Wheelbarrowing Extrême. ( ndlr : se servir d’une brouette pour éxécuter des figures acrobatique).

Une discipline qui peut se targuer de rendre le skateboard ringuard.

La rédaction du Fopulaire est partie à la rencontre de Jean Ralphio*, président de l’amicale de wheelbarrowing des Monts d’Ambazac.

« Ca demande beaucoup de skillz et de minutie »

Les murs couverts de différents modèles de brouette customisée pour les compétitions, le sol jonché de pièces détachées, nous voici dans le bureau/chambre à coucher de Jean Ralphio.
Celui-ci nous accueille les mains pleines de cambouis, il venait juste de terminer sa dernière brouette, la « X-Trem wheel trick ».

Le Fopulaire : Bonjour Jean-Ralphio, pouvez-vous d’abord nous raconter votre histoire, avant d’aller plus en profondeur dans le monde du wheelbarrowing ?

JR : Salut le Fopulaire, ça roule ? Je m’appelle Jean Ralphio, j’ai 26 ans, je vis à Ambazac depuis que je suis né, je suis assureur le jour, wheelbarrower la nuit. Et j’aime le zouk.

Le Fopulaire : Merci pour cette présentation concise, allons droit au but, qu’est-ce que le Wheelbarrowing et que peut-on dire de cette « discipline » ?

JR : Le wheelbarrowing, c’est plus qu’un sport, plus qu’une discipline : c’est un état d’esprit. Malgré votre question condescendante, je pense que l’on peut définir le wheelbarrowing comme une communion entre le skateboard, les chantiers publics et de parkour.
C’est un sport accessible, mixte et créatif. Tout ce qu’il te faut, c’est: une brouette, de bons poignets et des idées de tricks (cascades).

 

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« Je me considère comme le porte-étendard français du wheelbarrowing »

 

Le Fopulaire : Comment avez-vous eu connaissance de ce sport et pourquoi vous y être mis ?

JR : Tout s’est passé l’an dernier, j’étais au chômage, je n’arrivais pas à trouver d’emploi malgré les superbes formations du Pôle Emploi pour vous aider à allumer un ordinateur ou bien à envoyer des courriers. C’était la galère, alors pour ne pas devenir fou, j’ai voulu pratiquer un sport technique, mais qui peut se faire seul. En naviguant sur internet, j’ai vu ce mec qui faisait tourner sa brouette dans tous les sens. J’ai cru à une blague au début, je ne comprenais pas l’intérêt, puis un jour j’ai emprunté la brouette de mon père, je suis allé au chantier à côté de chez moi et j’ai commencé mes tricks. Ça a été comme une révélation et, depuis, je me considère comme le porte-étendard français du wheelbarrowing.

 

Le Fopulaire : Vous avez créé l’Amicale de wheelbarrowing des Monts d’Ambazac, qui devient le premier club sportif au monde du genre. Que comptez-vous faire dans le futur ?

JR : Et bien nous avons actuellement 5 adhérents qui, pour la plupart, sont novices. Je suis leur head coach (entraîneur) et je leur apprends d’abord la méditation et à maîtriser leurs chakras, c’est la base de tout bon wheelbarrower.
On est en train de travailler timidement sur la mise en place d’une fédération départementale.
Je suis en discussion avec des potes de Bujaleuf et de la Geneytouse pour organiser le premier gala de wheelbarrowing et, avec un peu de chance, nous aurons l’honneur d’accueillir Alex Siegfried ! Ce serait pour courant 2016.

Le Fopulaire : Et bien merci beaucoup Jean Ralphio, n’hésitez pas à faire appel à nos merveilleux commentateurs sportifs pour votre évènement. Ce serait un plaisir de le couvrir.

JR : Désolé les nazes, mais j’ai déjà donné l’exclu média avec Splash FM, du gros son lourd à la Maitre Gims, des radars et la première radio écoutée à Bellac, vous ne faites pas le poids.


 

Un projet sportif ambitieux qui tend à se démocratiser chez les plus jeunes. Avons-nous trouver le digne héritier du skateboard ?
La question est posée, mais espérons, à défaut de devenir un sport national, que cette discipline insolite donnera des vocations à certains pour le BTP.

 

 

*le prénom a été changé pour conserver l’anonymat de l’interviewé

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