mairie réfection parquet« On n’a pas eu le choix, nos locaux n’étaient plus présentables », déplorait hier matin, lors de notre entrevue, un élu du conseil municipal(*) interrogé sur les raisons de cette restauration inopinée.

(*)Témoin précieux de cette affaire, il a préféré garder son anonymat « pour éviter de risquer sa carrière ». On respecte.

Omerta totale

Aussi, on ne sait pas plus qui est « ce salarié ». C’est un membre du personnel qui nous a alerté sur cette affaire, sans daigner divulguer le coupable de ces dégradations.
Nous avons donc essayé de joindre le maire dans le cadre de notre travail d’investigation : « je ne réfute pas, nous a-t-il confié, mais je dois taire le nom de l’auteur ». Rideau.

On en saura pas plus. Les deux éléments dont on dispose se limitent à, d’une part, la véracité des faits ; et d’autre part, le montant des dépenses engagées pour réparer le préjudice. C’est insuffisant pour dessiner les contours du responsable, évidemment.

Un proche du fautif fournit sur Twitter : « Il a les dents longues, et alors ? » De quoi nous mettre la puce à l’oreille ? On a bien tenté de passer en revue le trombinoscope des fonctionnaires : personne ne répondait à ce critère physique.

Nos recherches sont vaines, on s’arrête là.

L’ampleur des dégâts était considérable…

Qu’importe, le responsable tombera forcément un jour. En attendant, notre témoin nous rapporte que 72 000€ ont été facturés à la mairie par une société de travaux intérieurs. « Il fallait tout refaire, chaque pièce, chaque bureau, à chaque étage, relate le chef de travaux. Il n’y avait pas un centimètre carré qui n’était pas détérioré ».

« On s’est demandé si ça n’avait pas été fait à la baramine, tellement les parquets étaient creusés » 

Notre témoin confie: « Il (ndlr, le coupable) avait été mis en garde à plusieurs reprises. On le reprenait constamment, pourtant, mais on ne pouvait toujours être derrière lui non plus ».

… À se demander si ce n’était pas calculé

Maladresse chronique ou vile manœuvre ?

Les salariés de l’entreprise de rénovation, eux, ne laissent pas planer l’ombre d’un doute: « les dégradations ont été perpétrées sciemment, ce n’est pas possible autrement. En 20 ans de métier, on a jamais vu ça ».

Quoi qu’il en soit, l’accusé a fait savoir à notre témoin qu’il « pouvait se regarder dans une glace » car il était seulement « victime d’une cabale montée par ses détracteurs », que les faits reprochés ne sont que des « allégations visant à le faire tomber », et donc que l’affaire allait être classée faute de preuves. 

Classique.

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