[Aquapolis] La « rivière » du bassin ludique passe à sens unique

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aquapolis-limoges-accidentInéluctable. Le nombre de collisions emplissant chaque semaine, l’établissement a été sommé par la préfecture de « faire le nécessaire » sous peine « de fermeture administrative ».
« Ça ne pouvait plus durer, c’était devenu une portion à hauts risques. On filait droit à la cata », explique le préfet du département, Laurent Cayrel.

Renommée « La rivière de tous les dangers » par les nageurs  

En cause, des nageurs qui empruntaient la rivière aquatique à contre-courant, en dépit de la dangerosité potentielle, provoquant ainsi des chocs frontaux à répétition et, de ce fait, des bouchons rédhibitoires dans ce tronçon du bassin.

« On n’avait pas mis de panneau de signalisation, parce qu’on pensait que la direction à prendre était évidente pour tout le monde »,  justifie le directeur de l’Aquapolis, qui avait déjà pris des mesures préventives, en juillet dernier, pour alerter des courants d’arrachement dans la piscine à vagues.
Les carambolages incessants depuis l’ouverture du centre aquatique attesteront qu’une signalisation était bel et bien nécessaire.

Les pompiers se déplaçaient 2 à 3 fois par semaine

Chaque jour, l’établissement enregistre une myriade d’accidents dans sa « rivière aquatique », allant du simple accrochage sans gravité aux chocs tête(s) contre tête(s) avec des conséquences lourdes.

« Les pompiers interviennent en moyenne tous les 3 jours, relate un maître nageur. C’est passé sous le silence pour ne pas faire mauvaise presse à l’Aquapolis, mais c’est très souvent que des nageurs quittent l’enceinte sur civière ».

Bien qu’un peu tardive, l’injonction du préfet de la Haute-Vienne apparaît donc nécessaire et salutaire, à la lumière du témoignage accablant du maître nageur.
En conséquences, désormais, des balises de direction indiqueront du sens à suivre et des policiers en civil se faufileront au milieu des nageurs pour veiller à leur bon respect.

Des policiers en civil dans l’eau et 135€ d’amende pour les fauteurs

Ainsi, ceux qui seraient tentés d’enfreindre le sens giratoire s’exposeront aux mêmes sanctions pécuniaires que prévoit le code de la route : à savoir une amende de 135€, pouvant être majorée à 375€ en cas de récidive.

« Maintenant, c’est tolérance zéro », conclut alors le préfet.


Crédit image : ericroger-photo.fr

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