Non, non, non, vous ne rêvez pas ! L’info relayée en début d’après-midi par le Populaire du centre, et reprise en boucle sur les réseaux sociaux, ne porte pas notre estampille. C’est du plus vrai que vrai. Nos cousins nous ont devancé, alors qu’on profitait des derniers rayons de soleil pour siroter quelques Ricard-menthe en terrasse.

Fatch, qu’il ne fait pas bon tourner le dos en 2015. 10 minutes d’inattention, et la concurrence vous fait la nique. Chapeau.

Cela étant, bien que plus prompts sur ce coup-là, ils n’ont pas eu le privilège des confessions dudit coupable, qui a préféré la voix du Fopulaire pour faire ses aveux. Nous l’avons donc retrouvé sous les coups de 16h, à son domicile – le vrai – où il nous a livré les dessous ubuesques qui ont débouché sur cette situation…abracadabrantesque.

Nous l’appellerons Jawad, bien que nous connaissions parfaitement son identité. 


Le Fopulaire : Mort de rire.
Jawad : Ta gueule.

L.F. : Rhooo, ça va, sois pas vénère…
Jawad : Tu veux te battre ?

L.F. : Bon, commençons : qu’est-ce que ça te fait d’être la risée des Limougeauds ?
Jawad : Bah foncièrement, ça ne me change pas grand chose. […] C’était déjà un peu le cas depuis le début de saison, non ?

L.F. : Oui, certes, mais là ça dépasse quand même le cadre du sportif. Dans un climat déjà tendu, t’as pas l’impression que c’est « la goutte de trop » ?
Jawad : Bof…Non…Je m’en branle pour tout vous dire. Je n’y suis pour rien.

L.F. : C’est la faute à pas de chance ?
Jawad : Non.

L.F. : À Culpepper ?
Jawad : Non plus.

L.F. : Bah alors ? Que s’est-il passé ?
Jawad : C’est pourtant pas compliqué. On rentrait d’un long déplacement (ndlr: à Antibes), j’étais très fatigué par le voyage et le match, alors j’ai dormi sur un canapé qui n’était pas le mien. C’tout.

L.F. : T’avais quand même un petit coup dans le nez ?
Jawad : 
Léger. J’arrivais encore à envoyer des textos.

L.F. : Mais quand même, pour se tromper d’appartement, faut être sacrément… « diminuer »
Jawad : 
À la base, j’ai de gros problèmes de vue. Mais ça, tout le monde l’a constaté sur le terrain. Néanmoins, pour le coup, ce n’est pas ça. [Il coupe]. En fait, c’est juste que j’ai eu la flemme d’aller jusqu’à mon immeuble. En plus, l’ascenseur était cassé : monter 8 étages alors que tu viens de faire 1800kms et un match dans la journée, à 6h du matin, bonjour le supplice.

paillaisson-bienvenue-csp-tromperL.F. : Et donc tu t’es dit « tiens, je vais m’arrêter ici » ?
Jawad : 
Bah oui. Je suis rentré dans le hall et, devant le premier appartement, il y avait marqué « Bienvenue » sur le paillasson. Je me suis pas posé plus de questions que ça.

L.F. : T’as pris soin du chat ?
Jawad : Non. J’aime pas les animaux.

L.F. : T’as posé tes chaussures avant d’entrer ? T’es allé dans le frigo ?
Jawad :
Tu parles. Je me suis vautré tout habillé dans le canapé et me suis endormi dans la foulée. J’étais tellement crevé.

L.F. : Puis la police est venu te cueillir au petit matin…
Jawad :
Oui. Je n’ai pas compris pourquoi. En plus, ils n’ont même pas frappé avant d’entrer.

L.F. : Maintenant, tu promets de ne plus recommencer ?
Jawad : Joker.

 

 

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