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Limoges, 21 décembre, 6h08 : une bande d’individus cagoulés et armés fait irruption dans le commissariat du centre-ville.

Les standardistes et la femme de ménage prises en otage, les policiers de garde n’ont eu d’autre alternative qu’accéder à la rançon des malfrats.

« On avait fait les courses samedi »

« Ils nous ont demandé de les amener dans la réserve et le bureau du commissaire, témoigne la gorge serrée l’adjudant chef Cruchot. Alors on s’est exécutés. On tient beaucoup à notre femme de ménage ». 

5 minutes plus tard, l’affaire était pliée et les brigands repartis aussi vite qu’ils étaient arrivés. « On a affaire à des professionnels, qui n’étaient probablement pas à leur coup d’essai », relate le procureur de la République.

Paradoxalement, alors qu’ils auraient pu repartir avec les armes des policiers, très lucratives sur le marché noir, leur rapine s’est limitée à la saisie des bouteilles d’alcool fort, présentes en masse dans les locaux, et le seul Bescherelle de l’établissement.

Un moindre mal, dirons nous, et une prise qui va probablement orienter les enquêteurs vers certaines pistes. « Ils étaient là dans un but bien précis […] On se demande même s’ils ne connaissaient pas les lieux… »

3 gendarmes de la brigade de Bellac fortement suspectés

Un premier élément d’enquête sur lequel la police judiciaire va se pencher les prochains jours. En attendant, un avis de recherche a été lancé dans tout le département et, conséquence directe de ce hold-up, obligation pour le Commissariat central de se réapprovisionner rapidement en Ricard et Whisky pour « tenir le coup jusqu’à la fin de semaine ».


Crédit image : France 3 Limousin

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