Rappelons que l’humanité se divise en 2 : les oncles débonnaires d’un côté, facétieux et joviaux, toujours enclins à la blagounette potache et quelques légèretés ; et puis les autres – au demeurant nombreux -, un peu plus à fleur de peau, qu’on qualifierait d’en colère et convaincus, et qui sont prêts “à dégainer à tout instant”.

À ses dépens, tonton Francky est, depuis qu’il a tourné casaque lors des dernières municipales, de la seconde espèce – non protégée, certes, mais pas en voie de disparition pour autant.

“Vous m’avez fait manger du melon l’été dernier, je l’ai encore en travers de la gorge”

tonton raciste “Il en est hors de question j’te dis. Plutôt crever de faim”. Sans vergogne, notre sujet a donc repoussé d’une main ferme le plat de marrons qui lui était tendu pour accompagner le chapon.
Et d’ajouter en tapant sur la table : “J’ai déjà fait l’effort l’été dernier pour le melon […] Alors faudrait peut-être pas pousser mémé dans les orties !”.

En substance, voici la teneur du remue-ménage auquel ont assisté Maxence et Laurine, respectivement neveu et nièce du “tonton raciste”, lors du rendez-vous familial de la fin d’année.

“On a cru qu’il avait un petit coup dans le nez, déplore ahurie l’hôte du festin. Ou qu’il blaguait pour me faire enrager. Mais non ! Il était très sérieux. Il a même fait mine de s’en aller comme j’étais insistante.” 

Pantoise, la tablée, loin de se douter de ses convictions nouvelles, ne comprit pas non plus le caprice soudain de ce quadragénaire dégarni qui, d’ordinaire, a “un appétit d’ogre” et “mangerait un curé habillé”.

Obligé de lui servir un repas de substitution

“Il a même refusé de manger de la forêt noire au dessert, alors que je l’avais prise spécialement pour lui ! […] Je ne sais pas ce qu’il couve, mais ce n’était pas le même tonton qu’à Noël dernier.”

Face aux refus catégoriques de Franck, l’hôte n’eut d’autre solution que lui préparer un plat à sa convenance pour qu’il “mange à son aise” et “arrête de tirer la gueule”.
Un paradoxe, dans la lignée des patriotes qui s’oublient à la langue française, puisque tonton Francky s’était écharpé tout le repas au sujet “des repas de substitution dans les cantines scolaires”.

“On mange ce qui est servi. Sinon, on ne va pas à la cantine publique”, osait-il même après s’être recroquevillé sur quelques verres de Pécharmant.

M’enfin, qu’à cela ne tienne, s’il y a bien une tradition qui ne se perd pas et ne se perdra jamais, c’est qu’on n’est plus à une incongruité près avec “ces gens-là”.

1 commentaire

  1. Bendidon ! La St-Sylvestre le 24 décembre, et le tonton qui s’écharpe ! le journaliste du Fopulaire fait fort.

    Ah des marrons ! heureusement qu’il ne s’agissait pas de pommes de terre !

    https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2015/12/27/on-lon-apprend-pouquoi-les-arediens-sont-des-animaux-materialistes/

    Joyeuses Pâques !
    Les pâquerettes sont fleuries.
    Encore une preuve qu’on nous trompe avec ce calendrier que nous distribuent les banquiers.

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