Limoges jardin d'orsayIl rentrait ce matin de sa promenade dominicale quand il commit l’invraisemblable. « Il » c’est Marcus, un labrador retriever pure race de 7 ans, qui profite de ses dimanches pour « sortir » son maître, Lucien, un autochtone dans la force de l’âge qu’il chérit autant qu’il l’écoute.

« J’avais le dos tourné à ce moment là, donc je n’ai pas pu l’en empêcher […] C’est allé très – très – vite », argue le cabot un tantinet embarrassé, qui assure ne pas être de mèche malgré les forts soupçons qui planent sur sa culpabilité.

Il plaide non-complice

En effet, en moins de 5 secondes, la bavure était commise. Marcus est formel : « Au moment où j’ai percuté, c’était déjà trop tard. Il avait fait sa petite besogne ». Et pour cause, Lucien s’était déjà refroqué, le plus benoîtement du monde, non sans avoir délicatement posé un étron dans les pelouses immaculées du JDO – exposé ainsi à la merci du premier quidam qui ne regarderait pas où il pose ses pieds, dont la victime ne se fit pas attendre.

« Non, lui, il n’y est pour rien, pesta alors un spectateur du tableau quand il vit la tension monter. C’est l’autre qu’il faut incriminer. C’est lui qui tient la laisse. Il a tout vu ! »

« Un manque de savoir-vivre »

Au grand dam de son maître impuissant, le labrador fut donc pris à parti par la victime et son témoin, n’hésitant pas à l’accuser de connivence et lui tailler un sale portrait dans les colonnes de notre journal : « Ces pratiques – inciviques – me débectent, m’hérissent au plus haut point […] Comment, en 2016, peut-on encore à ce point manquer de savoir-vivre ? On se croirait au moyen-âge ! » 

Habituée des lieux, une citadine déplore : « Ce n’est malheureusement pas un cas isolé. Ils sont de plus en plus nombreux à laisser leur maître se soulager dans le parc […] C’est triste, mais ils transposent ce qui leur est toléré…à nos dépens ».

Loin d’être un cas isolé

Après plusieurs minutes d’échauffourée, convaincu par son innocence, Marcus se refusa toujours à reconnaître sa permissivité coupable et traça son chemin, au grand désarroi de sa victime qui s’attendait au moins à des excuses, même si elles n’auraient pas réparé le préjudice.

Mais elles n’arriveront jamais : « Lucien avait vraiment envie ». 


Crédit image : Limoges mobilité relocation

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