Limoges nouveau stadeÀ l’arrêt depuis 1 an, la municipalité traîne le chantier du nouveau stade comme un fardeau. Prestataire en faillite, fissures constatées dans les gradins, procédures judiciaires interminables, le projet d’amener à Limoges un stade de 22 000 places s’avère être, à ce jour, un château en Espagne.

La solution de la dernière chance

La municipalité doit maintenant faire un choix: abandonner la construction de l’édifice ou mener à terme les travaux entrepris, en dépit d’un coût supérieur à la facture initiale.
Il semblerait qu’elle incline pour la deuxième option. Cela étant, pour des raisons tant financières que de main d’oeuvre, le Grand Stade paraît, aujourd’hui, à mille lieues d’accueillir sa première rencontre sportive à guichets fermés.

Interpellé entre le trou N12 et le trou N13 au Golf de la porcelaine, Vincent Léonie, adjoint à l’urbanisme, confie : « On a d’abord pensé à un appel aux dons des Limougeauds, à l’instar de la rénovation de la mairie. Puis ça a fait tilt ».
Proposée par Sarah Gentil sur le ton de l’humour, après quelques kirs-mures lors du repas de fin d’année, l’idée qui paraissait saugrenue à l’origine a fini par se révéler être une réelle alternative sur laquelle il fallait se pencher: « On s’est dit : pourquoi pas ? Après tout, ça ne pourrait pas être pire que la situation actuelle. On va tenter le coup, puis on verra bien ». 

1500 bénévoles sont espérés

Le lendemain, les premiers contacts avec le célèbre Marc-Emmanuel, présentateur de l’émission de solidarité « Tous ensemble », étaient établis ; début février, la direction de TF1 donnait son aval.

C’est ainsi que les habitants de Limoges Agglomération recevront prochainement, dans leur boite aux lettres, un formulaire d’inscription pour venir contribuer – bénévolement – à la finalisation du chantier.
Marc-Emmanuel et son équipe prendront donc leurs quartiers d’été à Limoges. Les travaux s’échelonneront du 3 au 13 juillet, de 6h à 23h.

« Il nous faudrait pas moins de 1500 bénévoles et 80 bétonnières, si on veut respecter les délais imposés par la production […] On compte donc sur la grande mobilisation des Limougeauds, quel que soit leur âge, leur profession et leur IMC ». 

L’idée fait consensus

À ce jour, selon un sondage TNS So’press LeFopulaire, 81% des Limougeauds seraient prêts à mettre la main à la patte pour « rattraper ce qui est encore rattrapable ».
Interrogé dans la rue, un autochtone a d’ailleurs fait part de son enthousiasme : « On m’a offert une caisse à outils pour Noël, c’est le moment de m’en servir ! Je n’ai jamais bricolé de ma vie, mais qu’importe, je suis plein de bonne volonté ». 

On espère maintenant qu’il fera des émules.

 

 

 

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