csp limogesNon-retenu par les Pelicans de la Nouvelle-Orléans à l’automne, puis barré à Malaga pour des raisons administratives, Bo McBellac, meilleur marqueur de l’Euroligue en 2012, a, contre toute attente, posé ses valises en Limousin au mois de janvier.

Bientôt 2 mois après son arrivée, dans les travées du mythique Beaublanc où plane le fantôme de Xane d’Almeida, on se demande toujours comment ce joueur, référencé parmi les meilleurs meneurs européens, a pu rejoindre le Limoges CSP.

« Quand ça a capoté avec Malaga, j’ai fait une croix sur le basket de haut niveau pour cette saison »

Les explications de cette signature inopinée dépassent le cadre du sportif. Dans un français encore approximatif, l’Américo-Macédonien s’est confié au micro de notre consultant basket, Mathieu Marrant : « Dès lors que ça a capoté avec Malaga, j’ai vu que rejoindre un grand club, c’était cuit pour cette saison […] J’ai donc fait une croix sur mes ambitions et je me suis dit que j’allais faire autre chose jusqu’à l’année prochaine, qui n’avait rien à voir avec le basket de haut niveau. »

Fred Forte, président à mi-temps de la SASP CSP Limoges, entend cet appel du pied et bondit sur l’occasion.

« Quand mes agents m’ont fait part de l’intérêt du CSP, j’ai immédiatement donné mon accord […] Fred’ a su trouver les mots qu’il fallait pour me convaincre. Il avait une mission bien précise pour moi : donner de mon temps à des personnes en difficulté et sans ressources. J’ai signé ! J’ai toujours eux l’envie de m’investir dans l’humanitaire. C’était l’occasion ! » 

« Fred m’a dit : « Aider des nécessiteux, ça te branche ? » »

Aujourd’hui, Bo McBellac se dit pleinement épanoui dans son nouveau rôle – « C’est très prenant, parfois éreintant parce que certains sont vraiment dans le besoin et nécessitent que je leur consacre beaucoup de temps, mais c’est très enrichissant d’un point de vue personnel. » – tant est si bien qu’il est salué de tous pour son investissement et son abnégation.

Parmi les petites gens que McBellac accompagne au quotidien, Léo Westermann confiait lundi à nos confrères du Populaire : « Il est très professionnel et nous aide énormément. C’est une aubaine pour nous de l’avoir ».

« Le titre ? Ça demandera tout de même d’aller à Lourdes »

Loin des lumières de l’Euroligue, Bo McBellac fait l’unanimité. S’il est acquis que sa mission s’achèvera en juin prochain, l’intéressé ne désespère pas pour autant de ramener le CSP au rang que devrait le sien en moins de 4 mois.

« C’est possible, assure-il. Mais ça demandera quand même un petit passage à Lourdes. » 

Les Limougeauds, eux, y croient de moins en moins.

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