En naviguant sur la toile, ce matin de la Saint-Patrick, un rédacteur du Fopulaire est tombé des nues en faisant la macabre découverte d’une copie blasphématoire de la gare des Bénédictins.

« J’en ai recraché mon petit déjeuner, tellement j’étais ahuri […] L’espace de quelques secondes, j’me suis même demandé si ce n’était pas un mauvais rêve, ou un hoax, mais non, non ! […] Et quand j’ai réalisé, je suis tombé dans les pommes […] »

Et pour cause, classé monument historique et répertorié parmi les plus belles gares d’Europe, on se doutait bien que le somptueux édifice pensé par l’architecte Roger Gonthier, à l’orée de la crise de 29, attirait les jalousies les plus tenaces, mais on était à mille lieues d’imaginer tomber un jour sur une infâme reproduction digne d’un élève de 4ème en Arts-Plastiques.

Démasqués, les descendants de l’architecte sont désormais en fuite

Sacrilège.  Dans l’instant, les investigateurs de la rédaction ont abandonné leur partie de Solitaire et mis le bleu de chauffe pour « en savoir plus » sur cette « grotesque offense au patrimoine Limougeaud ».

À 10h, ils avaient localisé l’endroit : Rouen. À 10h01, ils avaient le préfet de la Seine-Maritime au téléphone. À 10h05, ils connaissaient le nom de l’architecte, mort, depuis – qui avait probablement trop vécu.

Sous les coups de 11h, après un échange viril et quelques joutes verbales avec les descendants du coupable, ils établissaient le rapport suivant :

« À la lumière des informations que nous avons réussies à recueillir et par notre propre analyse des faits, nous sommes en état de vous certifier que : 
1 – L’architecte s’est bien inspiré de la Gare des Bénédictins pour « donner du cachet à Rouen » ;
2 – L’architecte avait dérobé les plans de Roger Gonthier. Ce qui expliquerait la date de la mise en service (1928) antérieure à celle des Bénédictins (1929) ;
3 – L’architecte avait reconnu avoir totalement bâclé sa reproduction ;
4 – L’architecte était une ordure ; 
5 – L’architecte était profondément ivre, de son propre aveu (1934). »

Pour autant, ces confessions ne suffisent pas à réparer la préjudice. Et dans la limite de ses maigres moyens, la rédaction du Fopulaire entend bien ne pas en restait là et tout faire pour obtenir le démantèlement de cette gare :

« On se sent salis, bafoués, souillés. Alors, on va faire ce qu’il faut au niveau de l’Elysée pour obtenir gain de cause. Et si jamais on n’y parvient pas, on réunira un maximum de Limougeauds pour la radier de notre propre force », clame le rédacteur en chef, Pascal Ratonnade. « On est dé-ter-mi-nés ! » 

Affaire à suivre…

1 commentaire

  1. Ben didon ! ça ressemble à l’histoire du chef-reliquaire de saint Yrieix !
    Les Ricains ont l’original au MET à New-York ! mais les Englishs ont conservé leur jambon à Old-York. Quant aux culs noirs ils ne savent plus à quel saint se vouer.

    Heureusement, notre gouvernement agit :

    https://leplatusseur.wordpress.com/2016/03/04/les-arediens-lancent-une-souscription-pour-le-retour-daredius-feront-ils-mieux-que-les-puyfolais-avec-lanneau-de-jeanne-darc/

    appuyé par les citoyens

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