Il est quelquefois – souvent – reproché à la justice française de ne pas être assez rapide. Pour remédier à ce problème de plus en plus récurrent, le juge Idessou, du Tribunal de Brive, a semble-t-il enfin trouvé la parade.

À la barre, un homme accusé de vol de saucissons sur le marché et d’attouchements sur les pigeons de la place centrale. Alors que la partie adverse demandait une peine de 2 ans incompressible,  l’idée jaillit du vif esprit du juge d’instruction – prenant ainsi tout le monde de court, à commencer par le public venu nombreux assister au procès.

Une alternative qui devrait désengorger les tribunaux

L’accusé se vit alors proposer un « Action ou Vérité », d’ordinaire réservé aux cours de récréation d’école primaire. Choisissant « Action », non sans avoir longtemps tergiversé, il fut de ce fait contraint d’embrasser sur la bouche un des policiers tenus d’assurer la sécurité du procès.

Interrogé à la sortie de la séance, un des jurés a exprimé son point de vue sur cette méthode : « C’est la première fois que je vois ça, et je dois avouer que je trouve l’idée intéressante. Je devais aller chercher ma fille à son stage de karaté et je n’osais pas sortir de l’audience, étant donné la chance qu’il m’était donné de prendre part à un si grand procès. […] Cette décision m’a permis de prendre le bus de 17h18, Place Charles De Gaulle, et de récupérer ma fille. Elle vient d’obtenir sa ceinture orange, je n’aurais manqué ça pour rien au monde ».

La justice ayant été rendue, nous espérons que cela servira de leçon au condamné.

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