C’est un cas inédit d’émigration massive dans l’histoire de la métropole Limougeaude. Depuis hier 14h et la publication du clip de Limoges Opéra Rock, teasé sur les réseaux sociaux tel le dernier album de Renaud Séchan, la capitale du Limousin a essuyé une chute vertigineuse du nombre de ses contribuables en moins de 24h – en tout point semblable aux évasions d’avril 1975 à Phnom Penh (Cambodge), alors aux mains des terribles khmers rouges.

Mais quel mal ronge les Limougeauds ? Pourquoi ces désertions soudaines vers nos départements limitrophes, et notamment la Creuse – qui connaît pourtant un retard technologique d’un siècle ? Est-ce un retour aux sources ? Une fuite face à un virus mortel ?

Le Fopulaire du Milieu vous révèle, en exclusivité, les dessous d’une blague de très mauvais goût.

« Entre « comédie musicale » et « comédie parodique », il n’y a qu’un pas »

Tout commence fin 2015 lorsque, sorti du diable vauvert, une page Facebook alors méconnue nous annonce – de manière prophétique – que la ville de Limoges sera mise à l’honneur à travers un « Opéra-rock », qui aura pour but de remettre en perspective ses 2000 ans d’Histoire.

« De Lemovice à Augustoritown, en passant par la Foire-Expo et sans oublier le stade de foot défaillant, on a décidé de mettre en avant toutes les bonnes idées de notre métropole », nous a confié l’instigateur de ce projet musical dans l’air du temps.

Un opéra-rock ou une comédie musicale ? La question restait alors épineuse, mais d’après Philippe Manoeuvre, spécialiste de la musique et des lunettes aviator, le verdict est sans équivoque :
« Même deux heures après avoir écouté le titre « Limoges », j’ai encore des bourdonnements dans les oreilles […] J’ai vu des concerts de Metallica, de Jimi Hendrix, Rage Against the Machine ou encore Motörhead et pourtant, là je douille ma race ».

Un extrait de la comédie musicale en question :

Jeudi 5 mai, dès paroles écrites par les élèves de CE1 de l’école Jules Ferry jusqu’à la finalisation du clip, 3h32 se sont exactement écoulées.
« On a commencé hier matin, on a fini hier midi. A 14h, on pouvait publier notre production sur la toile »

Depuis, le standard de la préfecture n’a cessé de recevoir des appels et des courriers recommandés d’autochtones désirant prendre la poudre d’escampette « avant de faire un ulcère et de s’ouvrir les veines avec un couteau à beurre ».

Iggy Pop pourrait annuler sa venue

« On a pas compris, vraiment […] On s’est dit « ça y est, on est touché par le coronavirus ». Après quelques minutes, on a cru à un retour des frelons asiatiques, puis à l’entrée en guerre de la ville. On était bouche-bée devant tous ces courriers et appels et la détresse des gens de prendre leur jambe à leur cou au plus vite. »

« C’est seulement sous les coups de 18h qu’on a compris le pourquoi du comment. Et là…on a fait comme eux », nous témoigne une employée de la préfecture depuis un bunker en Normandie.

Triste retour sur investissement pour Limoges Opéra Rock, qui avait pour ambition de promouvoir les charmes de la Cité de la Porcelaine, mais ça ne s’arrête pas là.
En effet, selon des sources proches de l’intéressé, Iggy Pop serait de plus en plus réticent à l’idée de se donner en spectacle dans « l’agglomération du massacre » au mois de juillet.

Le CSA ou l’article 49.3 pour sa censure « manu militari »

A l’écoute du clip, il aurait notamment confié à son attaché de presse que « ce serait donner de la confiture aux cochons » et qu’il verrait sa montée sur scène « comme de la prostitution ».
Le volte-face de la tête d’affiche du festival « Lost in Limoges » sonnerait alors comme une terrible nouvelle pour les organisateurs.

Mais on en est pas encore là. Si les rues de Limoges sont bel et bien désertes depuis hier, le simple retrait du clip suffirait à rameuter ses déserteurs et redorer le blason d’une ville qui n’avait pas besoin de ça pour être toisée par les grande métropoles du pays.

Pour ce faire, le préfet du département compte bien interpeller le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) dans les plus brefs délais, afin d’exiger la censure de cet « ersatz de comédie musicale » : « Je suis même prêt à saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme. »

« Il faut qu’on agisse avant que ce ne soit trop tard ! Vite ! Vite ! Vite ! »

La sonnette d’alarme est tirée.

4 COMMENTAIRES

  1. Je viens juste de découvrir le Fopulaire grace à ce fléau posté sur YouTube ( Limoges opéra glauque). Merci de m’avoir distrait.
    Mais bon, vous avez été gentils. Une telle daube musicale, à l’image de Limoges: propre mais tellement cucul la praline. Y’a qu’a mettre ça avec la statue de Longequeu derrière la cathédrale. Même rodet a l’air plus rock’n roll.
    Moi je me casse en Papouasie, c’est plus vivant. Adieu !

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