Fauteuil roulant bords de vienne2Qui dit arrivée du beau temps, dit retour badauds sur les bords de Vienne. Dit mécaniquement jovialité renée des Limougeauds, mais, aussi, soulevant l’incompréhension de beaucoup, retour des sempiternelles doléances de ceux qui les fréquentent à pied et voient, en la présence de promeneurs à 2 roues, une grave atteinte à leur propre tranquillité et leur liberté.

Une perte de contrôle en descente = un accident

Arguant de la dangerosité de « ces fêlés qui déboulent à au moins 12km/h et sèment l’insécurité du Pont Georges Guinguoin jusqu’à Panazol » en toute impunité, ce petit comité – qui se cherchait une colère – exerce une pression de tous les instants pour que l’arrêté municipal en vigueur depuis 2008 soit – enfin – mis en application :  « On en a marre de se sentir en danger quand on se promène. On en a marre d’être constamment dans la peur d’être fauché sans sommation. On en a marre de se dire que notre vie peut basculer à tout moment […] Cette crainte constante d’être percuté par un enfant en tricycle est devenue insoutenable […] Il est GRAND temps que la mairie prenne ses responsabilités et sanctionne lourdement ceux qui remettent en cause notre intégrité physique ».

Menaçant de bloquer le dépôt de la STCL pour se faire entendre, ou encore d’installer des Herses pour barrer les « criminels des bords de Vienne », cette poignée d’opprimés n’entend pas pour autant s’arrêter à cette simple requête.
En effet, par la voix de leur porte-parole et des associations mêlées à leur cause, ils vont maintenant demander « L’interdiction totale, sans exception – aucune – de tous les moyens de locomotion à roues. Qu’ils soient motorisés ou non ».

Tout le monde logé à la même enseigne

Bicycles et tricycles, manifestement, mais également trottinettes, skateboards et rollers, poussettes et…fauteuils roulants – aussi insane que cela puisse paraître.
« Il faut que tout le monde soit logé à la même enseigne. Pas de passe-droit, pas de discrimination. C’est ce qu’on demande, et c’est ça l’égalité ». 

Un riverain abonde en ce sens : « Oui, pas de passe-droit, il n’y a pas de raison. Et puis faut dire qu’eux aussi présentent un danger. Il suffit qu’ils perdent le contrôle de leur fauteuil en descente et « BIM », ils vous ramassent par derrière […] »

Épilogue du dossier dans les semaines à venir

Plus que jamais déterminés à obtenir gain de cause, le groupuscule d’agacés va désormais s’affairer à constituer un dossier béton, avec vidéos à l’appui dénonçant les dangerosités des fauteuils roulants dans les portions inclinées, pour le présenter sur le bureau de l’adjoint à l’urbanisme, Vincent Léonie.

Est-ce que cela sera suffisant pour être entendu ? Rien n’est moins sûr. Mais en tout état de cause, rien n’est plus dangereux et menaçant pour l’intérêt général que les gens qui se trompent de colère.

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