D’ordinaire, seules 4 pharmacies du centre-ville sont ouvertes pour subvenir aux urgences des autochtones la nuit : Gambetta, Denis Dussoubs, Place des bancs et celle de l’Aurence.

Seulement pour le coup, sans raison apparente au premier abord, plus d’une cinquantaine des 62 implantées à Limoges s’est portée « totalement volontaire » pour le rester jusqu’au petit matin dans la nuit du 5 au 6 juillet.
« On a l’intuition qu’on va être sollicités. On ne sait pas pourquoi », justifie le pharmacien jouxtant l’hôtel Mercure. Les premières chaleurs, les premières insolations, vous savez, beaucoup ne prennent pas leurs précautions et doivent filer aux urgences en plein milieu d’la nuit […] Si on peut permettre des désengorger le CHU… »

Gérer c’est prévoir, certes, mais on peine tout de même à ne pas y avoir une « entente » à des fins bien définies, tellement la coïncidence relève de l’improbable. Ils balayent les suspicions d’un revers secs :
« C’est seulement un concours de circonstances, selon la pharmacie du Boulevard Bel Air. L’Ordre des pharmaciens nous avait demandé une nuit de garde dans l’année, il se trouve qu’on a tous coché la même date. Par le plus grand des hasards […] Il ne faut y avoir aucun intérêt commun sous-jacent. » 

Cet engouement ponctuel et concomitant pour les heures supplémentaires a de quoi soulever pas mal d’interrogations à première vue. Mais qu’importe, si les mauvaises langues établiront un lien de causalité avec le passage du TDF, à la lumière des justifications recueillies on ne peut que louer cet altruisme aussi soudain que désintéressé.

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