Cela n’a échappé à personne : cadeau de la rentrée, le stationnement au Champ de juillet est devenu payant et ce, au grand dam des riverains et travailleurs du centre-ville qui voient là leur pouvoir d’achat encore amputer.

Fini donc le temps où le Limougeaud pouvaient paisiblement laisser son automobile des heures durant sans devoir s’affranchir du moindre centime. Depuis hier (1/09), exceptée la première demi-heure qui conserve sa gratuité, il doit passer par la case parcmètre s’il ne veut pas etre rattrapé par la patrouille.

Tout le monde logé à la même enseigne

La municipalité justifie cette mesure : « Lors de notre élection, on avait promis de tout mettre en œuvre pour redynamiser le centre-ville. Puis, on a vu que c’était peine perdue, alors on a décidé de tout foutre payant ». Une explication qui s’entend, mais fait évidemment grincer des dents, d’autant à l’heure où les impôts locaux viennent de tomber, mais qui aura néanmoins le mérite d’être équitable.

En effet, comme l’a souligné Vincent Léonie, adjoint chargé de l’urbanisme, à notre micro : « Il n’y aura aucun passe-droit. Tout le monde sera logé à la même enseigne ».

Comprenez en substance : quiconque stationnant sur le parking devra sortir de sa poche, que ce soit les élus de la ville, les policiers municipaux et, plus surprenant, les prostitués qui ont élu domicile là-bas depuis des années.

« Il n’y a pas de raison qu’elles passent au travers des mailles du filet. On les laisse déjà tapiner sous nos fenêtres, manquerait plus qu’elles jouissent d’un traitement de faveur. Ce n’est pas le style de la maison ». 

Un métier bientôt plus rentable ?

De ce fait, ces gentilles petites dames devront soit prendre un abonnement mensuel soit poser leurs valises ailleurs si elles veulent continuer d’exercer en étant rentable. En effet, une journée complète de stationnement reviendrait à 8€ par tête. Une somme jugée trop importante par leur syndicat, d’autant que les clients se font peu nombreux avant la fermeture de la Banque de France.

Elles devront donc faire un choix, et rapidement, sous peine de voir la Mairie gagner son combat contre la prostitution.

La crise n’épargne personne.

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