Philippe Exbrayat
– 34 ans
– Agnostique
– Ne joue pas à Pokémon Go
– Boit chaque jour l’équivalent de la Vienne en café


Le Fopulaire : Est-ce que sucrer c’est tromper ?
Philippe Exbrayat : (Rires) Heu… OUI. C’est modifier […] Ça modifie les arômes du café. Du coup, quand on essaie un café, on ne filtre pas. […] Je ne sucre jamais. Je n’y arrive pas.

LF : Café, clope… ?
PE : (Il réfléchit) Dilatation…Caca ?

LF : Un grand philosophe haut-savoyard a déclaré : « La pause café-clope, c’est un peu l’instant néocolonial. Surtout si on rajoute du sucre. » Raccourci simpliste, état de fait ou jugement à l’emporte-pièce ?
PE : (Explosion de rire. La terrasse se retourne. Moment gênant.) Ouais, mais si c’est vrai. C’est un hommage à l’esclavage aussi […] L’histoire du café est remplie de meurtres et d’esclavage. C’est hyper-sombre […] Après, nous, comme on veut que du café de spécialité, nos cafés ne sont pas côtés en bourse. C’est la note qui donne le prix […] On travaille sans le fouet…enfin, sur les planteurs. Mais sur les employés, si.

LF : Penses-tu que la consommation (même occasionnelle) de café soluble puisse être un chef d’accusation valable* pour rétablir la peine de mort ?
PE : Complètement. Clair, net, limpide et précis. Le soluble, c’est une aberration. C’est le début de la fin de l’humanité.

LF : Raymond Poulidor a révélé, en 1997, avoir consommé du café en qualité stimulant pendant sa carrière : étais-tu de mèche ? Le sentiment de culpabilité n’est pas trop pesant ? As-tu pensé à te retirer de la vie caféique ?
PE : Alors, non ! Malheureusement, je n’étais pas de mèche. Si je l’avais été, il aurait peut-être été premier, ce con (sic).

LF : Un anthropologue auvergnat, dont nous tairons le nom, a affirmé : « Le café noir, quand y en a un, ça va; c’est quand y en a plusieurs que ça pose problème ». Tu es bien évidemment d’accord, pourquoi ?
PE : (17 secondes pour saisir la référence) … (Et la lumière fut) J’me réveille de la sieste (on pardonne). Alors, non. Je réfute.

LF : (La rédaction lui tend un piège) Quel est l’imparfait du subjonctif du verbe moudre à la deuxième personne du singulier ? Tu as 3 secondes.
PE : [3…2…1] Moulusses ! (Prosternation de la rédaction. Et obligation de faire l’impasse sur la question suivante*)
*Tu incarnes donc plus que quiconque l’espoir des jeunes déscolarisés en 5ème, quel message d’espoir as-tu à leur faire passer ?

LF : Les cafés frappés viennent d’être classés dans la liste des violences subies par les boissons froides : est-ce une victoire pour toi ? Quel(s) combat(s) reste-t-il à mener ?
PE : Buter George (Clooney)

LF : Les gens qui « boivent la tasse » n’ont-ils pas trop de problèmes à la digérer ?
PE : Si c’est de la porcelaine de Limoges, ça devrait bien se passer.

LF : Si t’avais le budget de Vincent Bolloré pour une campagne de com’ internationale, qui choisirais-tu entre George Clooney, Jean Dujardin ou Le Fopulaire ?
PE : Ha beh Le Fopulaire, c’est local. Ha si, Jean Dujardin peut-être, avec OSS117. Ou un combo entre les 2.

LF : Non ?
PE : D’accord.

LF : Pourquoi ne payes-tu plus tes salariés ?
PE : Parce que je les paye en grains de cafés. Mais c’est pas rentable : ils en boivent beaucoup trop.

LF : Quel type de faune retrouve-t-on dans ta barbe ?
PE : Heu, un Pokémon (il nous montre un screen de Pokémon Go avec un Aspicot dans sa barbe. La rédaction est jalouse) et uniquement du café. Pas de feuille de thé.

LF : Selon une rumeur persistante, un tiers du café vendu dans ton boui-boui serait cultivé dans ta barbe : qu’as-tu à répondre ? Pourquoi ne démens-tu pas ?
PE : C’est pas moi, c’est l’autre.

LF : Le plus comique entre Mister Bean et Frédéric Forte ?
PE : Frédéric Forte

LF : Eau de Javel ou Vin de Verneuil ?
PE : Quelle est la différence ?

LF : On a lu dans Bêle et beauf que tu as ouvert La Fabrique près du tribunal car les condamnés à mort avaient souvent comme dernière volonté de boire « le meilleur café de la ville » avant de mourir. Peux-tu nous le confirmer ?
PE : En fait, je voulais m’implanter rue Monte à regret, mais je suis arrivé trop tard.

LF : On entend souvent dire que Limoges est une ville qui manque de dynamisme et de folie. Peux-tu nous prouver le contraire en nous racontant la dernière chose folle à laquelle tu as assisté dans ton commerce ?
PE : J’ai reçu une vieille de 75 ans, qui est rentrée sans dire bonjour et s’est installée comme ça en terrasse et m’a dit « Ha, voilà Monsieur le hipster », alors que je ne l’avais jamais vue.

LF : Carte noire ou carte bleue ?
PE : Carte bleue quand même

LF : Tu paies ton café ?
PE : Jamais ! Dehors les robustas !


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(Article sponsorisé avec humour)

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