La fermeture de la piscine de Beaubreuil : sujet qui a cristallisé les attentions au cours de ces 18 derniers mois à Limoges.

Et pour cause, unique et dernier échappatoire pour les habitants du quartier, l’été, à la monotonie bétonnée des tours et du macadam, elle a été considérée comme un boulet (sic) pour les finances de la ville qui avait fait de sa fermeture une priorité absolue.

Le coupable porte un nom : l’Aquapolis, un mastodonte de centre aquatique doté de 3 bassins, d’un SPA, d’une salle de sport et d’exclusivités sur les mycoses plantaires, qui a ouvert ses portes en janvier 2015 à quelques encablures du boulet (2km).

L’Aquapolis, encore lui

« Quel est l’intérêt d’avoir et l’Aquapolis et une piscine de proximité dans un même périmètre ? » a-t-on argué en boucle du côté de la majorité tout au long de la procédure. De prime abord, l’argument se tenait. A ceci près que : l’offre diffère entre les 2 établissements, l’Aquapolis exige aux habitants de Beaubreuil d’être véhiculés pour s’y rendre et les prix vont du simple au double à l’entrée.

Nous nous permettons alors la question : Va-t-on dans un 5 étoiles à Saint-Cyr-sur-Mer si les campings de Royan affichent complet ? Non. Mais qu’importe, la piscine de Beaubreuil n’est plus « rentable ». Circulez, y’a rien à voir.

Ça, c’est pour la version officielle. Officieusement, il semblerait que les motivations relatives à cette fermeture soit sensiblement différentes. Du moins, c’est le constat qui ressort du rapport rendu par nos éminents journalistes (août 2016), qui fait état après 6 mois d’enquête, entre autres, de fortes pressions venues de l’étage supérieur.

Des arguments fallacieux et une réalité obscure

« Qui dit fusion des régions dit mélange des cultures, des traditions et des patrimoines », aurait ainsi formulé le très subversif président – chauve –, Alain Rousset, lors d’un rassemblement entre les pontes de la Grande Région (septembre 2015).

« On doit pouvoir trouver un pâté de pommes de terre maison rue Sainte-Catherine et un morceau d’Arcachon sur les hauteurs de Limoges ». Texto.

Le message est clair : la Grande Région (vous remarquerez qu’on a encore du mal avec « Nouvelle Aqu******) formera un congloméra des us des uns et des coutumes des autres, où tout un chacun se sentira chez lui où qu’il aille. Creusois compris.

 Ainsi, au moment d’entamer les discussions sur la répartition des subventions d’Etat, le despote au crâne pelé n’avait plus qu’à tendre la carotte : « Cela ne dépend que de vous maintenant ». En substance : si vous n’accédez pas à mes requêtes, vous pourrez vous les mettre là où je pense. Donc acte !

Et c’est donc au moyen de ce procédé douteux qu’Alain Rousset aurait obtenu de la municipalité limougeaude, peu encline à lui refuser son caprice, ce qu’il attendait : le développement de l’ostréiculture dans l’ancienne capitale limousine, via l’ouverture d’un parc à huitres artificiel, à l’horizon 2017.

« En plus, vous disposez déjà du bassin. Vous n’aurez plus que de simples aménagements techniques à faire », aurait conclu le chauve.

Sous le joug de l’omnipotente capitale bordelaise

La vérité éclatée au grand jour par nos investigateurs de l’ombre, Limoges découvre maintenant les réelles motivations qui ont conduit à la fermeture de la « coupole ». Une révélation qui n’a pas fini de faire jaser dans la cité de la porcelaine mais, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle paraît plus rationnelle que les arguments fallacieux avancés et les rumeurs de complexe omnisports qui circulent. En fouillant, on trouve.


Crédits photo : Le Populaire

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