Être mère de 2 enfants, déjà, à la base, c’est du sport

Je vous avoue que j’ai hésité à écrire ce deuxième papier mais je me suis dit que c’était peut-être un peu tôt pour créer le manque auprès de mes nombreux fans (papa, maman, tata si vous me lisez bisous bisous je viens déjeuner dimanche).
Donc voilà, cette fois je vais vous parler, entre autres digressions, des joies de la garde partagée car cette semaine j’ai les enfants: Gabin, sept ans, l’âge de «j’ai raison» et Maël, dix ans, l’âge de «attends deux secondes… [insérer n’importe quelle excuse à base de jeu vidéo]»

Je les récupère un lundi sur deux, impossible de se tromper, c’est facile, c’est le jour où ils sont habillés comme des petits Roms car leur père essaie de me refiler toutes les fringues moches ou devenues trop petites dans l’espoir de récupérer des vêtements neufs le lundi suivant… C’est mal connaître ma capacité à répliquer (j’ai un stock de vêtements avec des tâches coriaces, beaucoup plus difficiles à imputer à ma mauvaise foi parentale).
Être mère de deux garçons, déjà, à la base, c’est du sport.

Quand on a qu’un seul enfant, on a peur qu’il s’ennuie et qu’il se sente seul. À première vue, la bonne idée serait d’en faire un deuxième.

tweetleti

C’est là que je vous arrête!
Posez-vous d’abord les bonnes questions:
• Est-ce que vous avez toujours rêvé de devenir juge arbitre en lutte greco-romaine?
(Moi j’ai toujours préféré la GRS)
• Vous sentez-vous capable de partager le dernier smarties du paquet en deux parts strictement égales?
(Se munir d’une balance de précision pour éviter toute réclamation)
• Êtes vous prêts à organiser des Hunger Games dans votre jardin chaque année à Pâques?
(Ou monter clandestinement un Fight Club si, comme moi, vous avez deux garçons).

Si la réponse est oui, oui et encore oui, vous mentez sûre ment, mais je ne peux plus rien faire pour vous (comprendre: chacun sa merde).
Moi j’ai décidé de prendre le parti de l’humour pour palier mes lacunes en matière d’autorité mono-parentale.
Hier par exemple je leur ai fait croire qu’ils avaient été adoptés, et que leurs nouveaux parents passeraient les chercher vers 18h. (Réactions du public: mitigées).
Évidemment je plaisante, avoir des enfants c’est comme s’embarquer pour des montagnes russes émotionnelles.

Par exemple, j’angoisse de les voir un jour quitter la maison et puis je trouve un carambar collé dans leurs draps tout propres et ça va mieux.
Ou encore, Il n’y a rien qui me mette de meilleure humeur que de les entendre rire comme des fous sauf peut-être ce moment béni quand je les dépose à l’école le lundi matin (si vous avez suivi, c’est le jour des vêtements tachés) et que je pars me reposer au boulot.

Parents à mi-temps, c’est le premier pas vers la schizophrénie

Vous voyez? Devenir parents à mi-temps c’est le premier pas vers la schizophrénie.
Bon, par contre il y a juste un truc que je n’ai pas encore bien compris dans le système de la garde partagée: quand les enfants sont chez leur père, qui s’occupe de moi ?


@tweetleti

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