Limoges, Samedi 20 septembre – La rentrée s’est faite pour tous les étudiants Limougeauds mais ceux-ci s’inquiètent déjà pour leur fin d’année. L’arrêté anti-mendicité pris cet été par la municipalité UMP de la ville de Limoges a eu un effet inattendu et des répercussions dans le monde étudiant.

Un arrêté aux conséquences innatendues

Les étudiants de l’université de Limoges commencent déjà à rechercher leurs stages mais l’arrêt anti-mendicité est un coup d’arrêt pour beaucoup. En effet, la mendicité a toujours été une source de revenu non négligeable pour eux.

Des agents de la police nationale et municipale patrouillent désormais sur le gagne-pain des stagiaires, les empêchant de payer leurs loyers et le café indispensable.

“Avec cet arrêté […], je ne peux plus acheter de préservatifs”

Pierre Poljak* a pris son courage à deux mains et répond à la rédaction du Fopulaire :

“Moi je suis étudiant en 4e année de droit et c’est vrai qu’en période de stage, ce n’est pas avec l’indemnité que l’on me donne que je pourrais acheter du café et des pâtes pour survivre…  […] La plupart des stagiaires ont recours à la mendicité pour pouvoir se faire des petits plaisirs, comme acheter des bières premier prix et des préservatifs pour tenter d’avoir des rapports sexuels en boite de nuit gratuite

Mais maintenant, avec cet arrêt anti-mendicité, je vais devoir utiliser des pochons plastique en guise de préservatif…”

L’homme en Bleu dans la tourmente

Le site lifestyle local “L’homme en Bleu” déclare même ne pas savoir s’il va survivre à cet arrêté. Un des fondateurs s’explique :

“Nous ne travaillons qu’avec des stagiaires sous rémunérés et la mendicité leur permettait de tenir plus de 3 semaines d’affilée en étant à découvert.

Ils pouvaient encore se nourir mais ces derniers jours, on a surpris Kévin qui tentait de voler des dosettes de café et des cacahuètes périmées dans notre placard. Une véritable catastrophe.”

De l’espoir et des pare-brises

Bien heureusement, les stagiaires sont une espèce très réactive. Certains ont réagi très tôt, dès l’annonce de l’interdiction de la mendicité.

Vous pourrez ainsi croiser les soirs et week-end des stagiaires sur le boulevard Vanteaux tenter de laver votre pare-brise en échange d’une petite pièce, d’un bon de réduction sur les dosettes de café ou de préservatifs rainurés.

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