champ de juillet prostitution3C’est vrai, après tout, pourquoi pas ? Il ne faut pas avoir peur du plaisir, disait Romain Gary. C’est juste un bon moment à passer.” Dans les manuels hédonistes, on lit à cet égard : “Il n’y a pas de mal à se faire du bien”.

Ostracisés sur le simple fait de leurs revenus

Philosophiquement, c’est exact, oui. À ceci près qu’on est parfois – souvent – limités dans notre quête du bonheur : bridés par les activités chronophages qui emploient notre quotidien ; bridés par le consentement d’autrui ; ou encore bridés par notre portefeuille.

À Limoges, comme le rapporte régulièrement TF1 dans ses reportages laudatifs et promotionnels, le consentement aux plaisirs charnels s’offre à nous sur un plateau d’argent. Le panel est exhaustif. On a l’embarras du choix, comme dirait l’autre.

Seulement, il est onéreux. Et c’est là que le bât blesse.

“Avec la baisse du pouvoir d’achat, les tarifs sont devenus trop élevés pour mes petites finances, confie un épicurien interrogé à quelques encablures de la gare. Alors je dois me restreindre à 2 séances par mois. Ma santé mentale en pâtit”.

Une urgence à traiter, selon les pouvoirs publics

Malgré une tarification graduelle “pour répondre à tous les besoins”, les forfaits proposés n’en restent pas moins discriminatoires pour les classes populaires : “une séance “all-in” me coûte par loin d’une journée de travail, vous vous rendez compte ?
Alors, dans une cité où le salaire médian plafonne sous la barre des 1800 piécettes, ils sont nombreux, de ce fait, à revendiquer l’injustice. “On est encore lésés. Comme toujours, c’est un peu “sois pauvre et souris”. Triste siècle, la luxure est devenue l’apanage des plus aisés. Je préfère ne pas m’imaginer demain.”

Las d’être encore défavorisés, ils ont donc saisi les autorités publiques pour faire le nécessaire afin de “pallier cette inégalité grandissante”.

Alors, depuis le début du mois, le cabinet du maire s’affaire sur ce dossier, bien conscient de l’urgence de la situation. “Je vous ai compris, a fait s’avoir le directeur de cabinet. Laissez-nous 2 petites semaines et on va rétablir l’équité entre les concitoyens. Prenez-le pour dit !” 

70% des honoraires remboursés ? 

En pourparlers avec la Sécurité Sociale, c’est au titre de “cure de jouissance” que les relations tarifées du Champ de Juillet pourraient faire l’objet d’un remboursement. “On négocie, on discute, c’est un véritable bras de fer, mais je suis optimisme”, confie un collaborateur du bureau.  

Rien n’a encore été établi, mais il se murmure que le remboursement se ferait à hauteur de 70% des honoraires pour  1 séance hebdomadaire. “Ce serait une première victoire, selon un proche du dossier, mais loin d’être une finalité. On exige plus.”

Le dénouement devrait intervenir sous peu.

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