Ils étaient pas moins de 2000, hier, selon les syndicats, à revendiquer leur colère dans les rues de Limoges.
2000 à s’insurger contre les mesures d’austérité prises, depuis bientôt 2 ans, par la nouvelle municipalité “pour réduire la voilure” et dont la dernière d’entre-elle sonne comme la goûte de trop.

“Ils ont diminué le budget de la culture, réduit les dépenses pour le périscolaire, les fonctionnaires doivent désormais amener leur propre papier-toilette […] Tout le monde a fait des efforts considérables, et ils s’en prennent maintenant aux sacro-saints congés payés. C’est lamentable !”, pestait un membre de la CGT dans le cortège.

Des fonctionnaires au bord du burnout

Conséquence de ce mouvement de grève, les locaux de la mairie étaient hier à moitié vide de ses fonctionnaires, appliqués à la tâche de foutre la zizanie par leur absence pour “montrer qu’ils ne sont pas reconnus à leur juste valeur” : “La municipalité ne se rend pas compte de nos conditions de travail et du boulot qu’on fournit. […] On est sur la corde raide depuis bientôt 2 ans, nombre d’entre-nous sont à 2 doigts du burnout”, clame le poing serré une contractuelle à la culture, qui multiplie les CDD depuis 18 ans.

Convaincus que leur défection allait entraîner “la chienlit” dans les services de la marie, les grévistes attendaient de pied-ferme la réaction du maire, E-R Lombertie, dans l’espoir que ce dernier rebrousse chemin.
Il n’en sera rien. Pire, même, au grand dam des organisations syndicales fortement mobilisées pour la cause, les enseignements tirés par ce dernier seront diamétralement opposés.

Fonctionnaire : sacerdoce pour les syndicats ; sinécure pour le maire

En effet, selon lui : “Les services de la marie ont très bien fonctionné, malgré le sous-effectif, voire mieux que d’habitude puisque ça papoter beaucoup moins. […] Aujourd’hui (NDRL: hier), on a été très rentables”.
Et d’ajouter un brin narquois : “Je n’ai même pas remarqué l’absence de certains fonctionnaires, c’est dire…”. 

Terrible aveu pour les grévistes, donc, qui eurent le sentiment d’une mobilisation totalement vaine : “On est désemparés, anéantis, c’est pire qu’un coup d’épée dans l’eau […] Et en plus, il se permet de nous narguer…”

Vivement le retour du Front Populaire.

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